Les armes à sous-munitions sont des armes terriblement imprécises et peu fiables qui ne font pas la distinction entre cibles militaires et civils. Elles dispersent des milliers de « bombelettes » sur un large périmètre, dont des centaines n’explosent pas à l’impact, polluant l’environnement d’engins non explosés s’apparentant à des mines anti-personnel prêtes à tuer ou mutiler aveuglément. Le coût en vies humaines des bombes à sous-munitions s’étale sur des dizaines d’années, prenant souvent encore plus de membres et de vies civiles après la fin des hostilités que pendant le conflit lui-même. Human Rights Watch a partagé le Prix Nobel de la Paix pour l’interdiction mondiale des mines anti-personnel ; nous sommes parmi les principaux acteurs des efforts pour l’adoption d’un traité international d’interdiction des bombes à sous-munitions. Nous avons œuvré pour persuader plus de 80 pays de soutenir l’adoption de ce traité. Le gouvernement français devrait adopter une position forte d’opposition à ces armes dévastatrices.
Veuillez insister auprès du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour l’adoption d’un moratoire sur l’utilisation, la production ou l’exportation des bombes à sous-munitions, et pour prendre un rôle de premier plan dans le processus de négociation d’un nouveau traité international d’interdiction des bombes à sous-munitions. En savoir plus.